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Feuille de chou 2010, no 3

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Feuille de chou 2010

Un coup d’oeil dans la serre
 
Vous êtes peut-être curieux de voir à quoi ressemblent actuellement les plants qui seront sur vos tables dans un peu plus de deux mois ?
 
Suzanne arrose avec une grande assiduité ces jeunes pousses pour éviter qu’elles manquent d’eau. Car les petits godets de plastique où elles ont été repiquées ne peuvent absorber beaucoup d’eau à la fois. Et par les journées ensoleillées, la température de la serre peut parfois dépasser les 30 degrés, ce qui pourrait entraîner une déshydratation fatale.
 
Il faut donc passer plusieurs fois par jour pour vérifier que les conditions de température demeurent dans les limites du confort pour les plants. Si c’est trop chaud, il faut ouvrir les trappes de ventilation. La soir, quand la température extérieure avoisine le point de congélation, il faut aller donner une attisée au système de chauffage. Car les plants de tomates entre autres peuvent subir un important retard de croissance si la température descend sous les 10 degrés.
 
La population de la serre
 
Les pensionnaires de la serre comptaient environ 10 000 jeunes pousses quand la photo a été prise.
Le recensement donnait :


4000 plants de poireaux
3000 d’oignons
340 de tomates 
100 d’aubergines
200 de poivrons
100 de cerises de terre
100 bettes à carde
100 de brocolis
300 de laitues
100 de choux hâtifs
100 de persil.

 
De ce nombre, les 4000 plants de poireaux ont déjà quitté la serre pour être transplantés au champ la semaine dernière. Le lendemain une bonne ondée leur fournissait déjà l’arrosage nécessaire, et la reprise a été un succès. Ils ne craignent pas les nuits froides, car la famille du poireau et de l’oignon n’est pas frileuse.
 
Des nouvelles des vergers
 
Les pommiers ont bourgeonné avec plus de quinze jours d’avance sur la normale. Avec le résultat que l’on aperçoit déjà dans certains arbres les bords des pétales roses du bouton floral. C’est ce que l’on appelle le stade du bouton rose. C’est une période critique car la fleur du pommier est très sensible au gel, et il suffirait d’une seule nuit de forte gelée pour anéantir la récolte à venir.  À ce point de vue, on peut dire que nos pommiers vivent dangereusement...
 
Et les champs en général
 
Le mois d’avril sec que nous avons connu a vite libéré la terre du peu de neige qui la recouvrait, et nous avons pu passer rapidement à la préparation du terrain : ameublissement du sol par des hersages. La semaine prochaine devrait nous permettre de repiquer au champ d’autres familles de plantes qui ne craignent pas le froid comme les oignons, les choux hâtifs et les brocolis.
 
Nous vous reviendrons d’ici peu, nous l’espérons, pour une autre communication.
 
Suzanne, Marjolaine et Léandre

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